AMOURS AU FIL DE l’EAU

Diptyque de poèmes, chansons en miroir,

Deux trajectoires amoureuses au fil de l’eau,

Dans le mouvement de toutes choses,

Début, continuité, fin, commencement…

Au bord de l’eau

Texte Sully Prudhomme Musique Gabriel Fauré

Le pont Mirabeau
Texte Guillaume Apollinaire  Musique Françoise Fognini

Au film de l’eau lentement les sentiments, le chant
Au fil de l’eau l’amour s’épanche, fée bienveillante
Au fil de l’eau l’amour s’en vient, et puis s’en va,
Au fil de l’eau, avec le temps va, tout va

Désert aquatique des épanchements du cœur.

Au fil de l’eau sur un fil, l’être funambule traverse à gué
Il n’a pas toujours pied

Au fil de l’eau, au fil d’émois, des mois et des mois

En moi, la poésie est là
et là, et là, là et  là , toujours toujours LA

Françoise Fognini

Les Compositeurs et la Poésie / Gabriel Fauré

L’Occasion ici pour moi de parler un peu de l’attrait qu’on eu de tout temps, les musiciens, compositeurs, mélodistes de mettre la poésie en musique.

Voici ce que dit Gabriel Fauré dans une interview de 1911, définissant ainsi son style : « La forme importe beaucoup, mais le fond importe encore davantage. (…)

Le rôle de la musique est de mettre en valeur le sentiment profond qui habite l’âme du poète et que les phrases sont impuissantes à rendre avec exactitude. Sur les traces de la « Mélodie Française » qui naît vers le milieu du XIXe siècle en France, en empruntant son nom aux Irish mélodies de Thomas Moore mises en musique par Berlioz en 1830. Cette forme musicale pour voix et piano (parfois pour voix et orchestre) se développe de manière autonome tout en empruntant à la romance dont elle est fille et au lied auquel on l’oppose fréquemment. On prétend que le lied, d’essence germanique, serait plus populaire et plus proche de la chanson que la mélodie. Cette opposition est déplacée lorsqu’on analyse bon nombre de lieder de Schumann, de Brahms, de Hugo Wolf, de Strauss… Cependant, la mélodie française est particulièrement attentive à la qualité et au sens des vers qu’elle met en musique et l’extrême raffinement de sa courbe vocale, de ses rythmes et de ses harmonies.

Extrait de l’article  La mise en musique du poème La langue maternelle par Christian Flavigny

La rencontre entre un texte et une musique est le fruit d’une collaboration; dans la chanson, où les paroles priment, c’est celle du parolier et du musicien; dans l’opéra, où la musique l’emporte, c’est celle entre un compositeur et un librettiste.

Il arrive que le même artiste condense les deux rôles : Brassens pour la chanson, Wagner pour l’opéra; mais le texte a éclos en fonction d’une mise en musique à laquelle il est destiné, il naît chanté, ou à chanter.

Tel n’est pas le cas du poème : celui-ci est écrit pour lui-même, par le poète. Certes, le poème condense sens et musique, images et prosodie, évocations et rythme : la poésie « établit un rapport, un écho immédiatement sensible entre les formes – syntaxiques, rhétoriques, mélodiques – de son expression et les figures, thématiques ou idéologiques, de la profondeur vécue qu’elle exprime, qu’elle réalise en elle  ».

D’ailleurs le poème gagne, pour être savouré, à être parlé, serait-ce en un murmure intérieur : son énonciation fait partie du plaisir qu’il dispense, comme d’une nécessaire mise en bouche.

La mise en musique du poème attire pourtant les musiciens; elle porte l’énonciation intérieure jusqu’à la transformer en chant, soutenue par une musique d’accompagnement. Elle révèle une présence demeurée latente dans l’écriture poétique, elle développe l’intonation linguistique, par l’effet d’une stylisation.  

 

La beauté du poème n’est pas transformée : elle est mise en valeur; la mise en musique magnifie le poème, comme une lumière qui ferait irradier le bijou, donnant leur éclat à ses miroitements latents.

« De la plume de l’Amérindien à celle du poète, entrez dans le cercle infini du partage musical de TRIBU »

NOTE D’INTENTION DU PROJET
TRIBU Modern Récital est l’aboutissement phonographique de mon épopée poétique et musicale, débutée il y a 3 ans. Un répertoire de poèmes illustres que j’ai revisité et adapté avec mes compositions puis arrangé avec Paul Staicu pour la version chanson Piano Voix. Ce sont aujourd’hui donc 22 titres qui prendront leur envol au fil des mois dans un premier temps, via Soundcloud et Bandcamp. .J’ai, pour cette production désiré rester dans l’artisanat et la simplicité. Je produis ces opus avec le soutien précieux de ma TRIBU et j’expérimente aujourd’hui ce qui rentre en résonance avec mes convictions, une sorte de « filière bio musicale » avec un accès direct de la productrice aux consommateurs gourmets Le plus simple et le plus léger possible comme cette musique dans l’air de notre temps.. D’un point de vu artistique aussi, j’ai souhaité façonner au fil des mots une musique picturale, nomade et sensitive où l’harmonie, la simplicité et l’élégance couleraient de source, privilégiant plus que jamais ma TRIBU de coeur, d’art et de valeurs. Lorsque le geste « artistique » devient si simple alors même qu »il a été revisité tant de fois.. Toucher cette émotion pure est ce qui me semble être la beauté. Alors merci par avance de m’en donner des nouvelles, de vous abonner à Soundcloud ou nous suivre sur facebook , de partager à votre entourage ces poèmes à dire devenus des chansons à chanter, et notamment à vos enfants et adolescents qui les étudient dans leur scolarité et bien souvent ne les abordent que de façon trop scolaire… Bref si vous aimez cette musique et si cette musique vous fait du bien, alors faites en profiter votre entourage Avec toute notre gratitude.
Une immense brassée de merci
Paul Staïcu l’élégance artistique incarnée avec qui il est si fluide « d’être en musique », Clément Caratini  pour ses joyeuses clarinettes, les relevés, les rencontres, Patrice Caratini Pour son accueil si généreux et sympathique en résidence d’enregistrement dans son studio, Pierre Maidoproject pour son oud aux arabesques sucrées, sa passion du voyage au propre et au figuré, Joel Grare pour sa délicatesse de percussionniste Impressionniste, Daniel Mizrahi  pour ses guitares sexy- climatiques, Alban Sautour dit Cheval, notre carte (son) maitresse ! De la prise de son au mixage, pour son travail d’orfèvre et son acuité musicale hors du commun. Et enfin, cette immense gratitude que j’éprouve à l’égard de tous ces poètes qui m’inspirent, éclairent ma vie, mon âme de leur regard et leurs mots singuliers. Arthur Rimbaud, Guillaume Apollinaire, Boris Vian, Charles Baudelaire, Francis Carco, Paul Valéry, Paul Verlaine, Maurice Carême, Jean Cocteau, Anna de Noaïlles, Rosemonde Gérard, Robert Desnos, Molière.… J’espère avoir remis leur parole dans la respiration de notre époque pour vous donner un souffle de douceur

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